Les douleurs cervicales sont fréquentes avec l’avancée en âge. Elles peuvent se manifester par une douleur dans le cou, une sensation de raideur, une diminution de la mobilité ou des tensions qui s’étendent vers les épaules et le haut du dos.
Avec le temps, certains mouvements peuvent devenir moins faciles : tourner la tête pour regarder derrière soi, conduire, regarder vers le haut, lire ou simplement maintenir longtemps une même position.
Chez le senior, ces douleurs peuvent notamment être favorisées par l’arthrose cervicale, la diminution de la mobilité, les tensions musculaires ou certaines habitudes posturales. Cependant, la présence d’arthrose sur une radiographie ne signifie pas nécessairement qu’elle est responsable des douleurs.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, j’accompagne les seniors présentant des douleurs cervicales ou une perte de mobilité du cou, en adaptant les techniques à leur âge, à leurs antécédents et à leur état de santé.
Pourquoi le cou devient-il plus raide avec l’âge ?
La région cervicale est particulièrement sollicitée.
Elle doit en permanence soutenir la tête tout en permettant de nombreux mouvements : regarder autour de soi, tourner la tête, regarder vers le haut ou vers le bas.
Avec l’âge, plusieurs facteurs peuvent contribuer à une diminution de la mobilité :
- évolution des articulations cervicales ;
- arthrose ;
- diminution de l’activité physique ;
- perte progressive de force musculaire ;
- tensions musculaires ;
- anciennes blessures ;
- habitudes posturales ;
- périodes prolongées d’immobilisation.
Ces différents facteurs peuvent se combiner et créer une sensation de cou « bloqué », raide ou moins mobile.
Arthrose cervicale : est-elle toujours responsable de la douleur ?
L’arthrose cervicale est fréquente avec l’âge.
Elle peut s’accompagner de douleurs et de raideurs, mais il est important de ne pas considérer automatiquement l’arthrose comme responsable de toute douleur cervicale.
Certaines personnes présentent des signes d’arthrose à l’imagerie sans avoir de douleur cervicale.
C’est pourquoi une prise en charge doit tenir compte des symptômes de la personne et de leur évolution, et pas uniquement des résultats d’une radiographie.
Quand la raideur devient-elle gênante au quotidien ?
Une diminution de mobilité cervicale peut avoir des conséquences très concrètes.
Elle peut rendre plus difficiles certains gestes comme :
- tourner la tête en conduisant ;
- regarder derrière soi ;
- regarder vers le haut ;
- lire longtemps ;
- jardiner ;
- bricoler ;
- dormir confortablement ;
- se retourner dans le lit ;
- effectuer certains mouvements des bras.
Chez le senior, conserver cette mobilité est particulièrement intéressant pour maintenir l’autonomie et la confiance dans les mouvements du quotidien.
Le cou ne fonctionne pas seul.
La mobilité cervicale dépend également des régions qui l’entourent.
Les cervicales sont en relation fonctionnelle avec :
- le crâne ;
- la mâchoire ;
- les épaules ;
- les omoplates ;
- la colonne dorsale ;
- les côtes ;
- le thorax.
- mais aussi le bassin, les lombaires, les hanches par le biais des chaînes musculaires.
- les viscères
Une diminution de mobilité de la partie supérieure du dos ou des épaules peut notamment modifier la façon dont le cou est sollicité.
C’est pourquoi, lors d’une consultation, je ne me limite pas nécessairement à la zone douloureuse.
Quel peut être l’apport de l’ostéopathie ?
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je commence par rechercher les circonstances d’apparition de la douleur et les mouvements qui sont devenus difficiles.
J’évalue ensuite la mobilité du cou mais également celle des régions qui peuvent participer à son fonctionnement.
Selon la situation, cela peut concerner :
- les cervicales ;
- la colonne dorsale ;
- les épaules ;
- les omoplates ;
- les côtes ;
- le thorax ;
- la mâchoire;
- le bassin;
- les viscères;
- le diaphragme.
L’objectif est de rechercher les restrictions de mobilité et les tensions pouvant participer à l’inconfort.
Des techniques adaptées aux seniors.
Chez une personne âgée, l’objectif n’est pas nécessairement de rechercher une grande amplitude ou d’utiliser des techniques fortes.
La consultation est adaptée :
- à l’âge ;
- à la mobilité ;
- aux antécédents ;
- à l’ostéoporose éventuelle ;
- aux interventions chirurgicales antérieures ;
- aux prothèses ;
- aux traitements et pathologies connus.
Je privilégie une approche progressive et adaptée à la tolérance de chaque personne.
L’objectif est avant tout de retrouver un mouvement plus confortable et fonctionnel.
Faut-il bouger quand on a mal au cou ?
Dans les cervicalgies communes, le maintien d’une activité adaptée est généralement préférable à une immobilisation prolongée. L’Assurance Maladie recommande notamment de continuer les activités en les adaptant et d’éviter de maintenir trop longtemps des positions fixes.
Chez le senior, cette notion est particulièrement importante.
Une douleur peut entraîner une diminution des mouvements :
douleur → moins de mouvements → raideur → perte de mobilité → encore moins d’activité.
L’objectif est donc, lorsque cela est possible, de conserver progressivement les mouvements qui restent confortables.
Activité physique et mobilité : un élément essentiel.
Le mouvement quotidien reste essentiel.
Chez les seniors, une activité physique adaptée et progressive contribue notamment au maintien de la force, de la mobilité et de l’équilibre.
Cela peut être très simple :
- marcher régulièrement ;
- entretenir la mobilité des épaules ;
- pratiquer des exercices adaptés ;
- travailler la force musculaire ;
- maintenir les activités quotidiennes ;
- éviter de rester assis trop longtemps.
L’objectif n’est pas nécessairement de pratiquer un sport intensif, mais de continuer à utiliser son corps régulièrement.
Et si les douleurs cervicales s’accompagnent de maux de tête ?
Certaines personnes constatent que leurs douleurs cervicales s’accompagnent de maux de tête.
Il est alors important de rechercher la relation entre les différents symptômes et d’écarter une cause nécessitant une prise en charge médicale.
L’examen permet notamment de tenir compte :
- de l’ancienneté des symptômes ;
- de leur fréquence ;
- de leur évolution ;
- de leur caractère inhabituel ou non ;
- des éventuels symptômes associés.
L’ostéopathie peut éventuellement être envisagée comme approche complémentaire lorsque la situation est compatible avec cette prise en charge.
Quand faut-il consulter un médecin rapidement ?
Une douleur cervicale n’est pas toujours une simple raideur musculaire ou articulaire.
Une vigilance particulière est nécessaire en cas de douleur brutale et intense, traumatisme, fièvre, faiblesse ou paralysie d’un bras, troubles de la sensibilité, troubles de la parole ou de la vision, difficulté à marcher ou autres symptômes inhabituels.
Chez une personne de plus de 65 ans, l’Assurance Maladie recommande notamment un avis médical rapide après un traumatisme du cou, même si celui-ci semble peu important.
Dans ces situations, le bilan médical est prioritaire avant toute prise en charge ostéopathique.
Préserver la mobilité du cou au quotidien.
Quelques habitudes simples peuvent contribuer à limiter la raideur :
Éviter les positions figées.
Il est préférable de changer régulièrement de position plutôt que de maintenir longtemps la tête dans la même posture.
Entretenir la mobilité.
Des mouvements doux et adaptés permettent de conserver les amplitudes disponibles.
Maintenir une activité physique.
La marche, les activités quotidiennes et les exercices adaptés participent au maintien des capacités physiques.
Adapter son environnement.
La hauteur de l’écran, la position lors de la lecture ou encore l’organisation du poste de travail peuvent avoir une influence sur les contraintes cervicales.
Ne pas attendre une perte importante de mobilité.
Une diminution progressive des mouvements peut parfois être accompagnée avant qu’elle ne devienne trop gênante.
Une approche globale du senior.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je considère les douleurs cervicales dans leur ensemble.
Je prends notamment en compte :
- les antécédents ;
- l’activité physique ;
- les habitudes quotidiennes ;
- les douleurs associées ;
- la mobilité globale ;
- les éventuelles chutes ou traumatismes ;
- les traitements et pathologies connus.
L’objectif n’est pas de « remettre en place » des vertèbres ou de supprimer les effets naturels du vieillissement.
Il s’agit plutôt d’accompagner la mobilité et le confort du senior, avec des techniques adaptées à chaque personne.
En conclusion.
Les douleurs cervicales et la raideur du cou sont fréquentes chez les seniors, mais elles ne doivent pas être systématiquement considérées comme une conséquence inévitable de l’âge.
L’arthrose, la diminution de la mobilité, la perte de force musculaire, les anciennes blessures et certaines habitudes de vie peuvent contribuer aux symptômes.
Continuer à bouger et entretenir ses capacités physiques reste essentiel.
L’ostéopathie peut s’inscrire dans cette démarche en accompagnant les restrictions de mobilité et les tensions, avec une prise en charge adaptée aux particularités de chaque senior.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, mon objectif est avant tout de permettre à la personne de retrouver davantage de confort dans ses mouvements et de préserver son autonomie au quotidien.
