L’ostéoporose est une maladie caractérisée par une diminution de la densité et de la qualité des os, ce qui augmente le risque de fracture. Elle concerne particulièrement les femmes après la ménopause, notamment en raison de la diminution des œstrogènes.
Mais avoir une fragilité osseuse ne signifie pas qu’il faut arrêter de bouger. Au contraire, préserver la force musculaire, l’équilibre et la mobilité est essentiel pour maintenir son autonomie et réduire le risque de chute.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, j’accompagne les femmes dans le maintien de leur mobilité, en complément du suivi médical et des mesures de prévention adaptées.
Pourquoi les os deviennent-ils plus fragiles ?
L’os est un tissu vivant qui se renouvelle continuellement.
Avec l’âge, l’équilibre entre la formation et la destruction de l’os peut progressivement se modifier. Chez la femme, la période de la ménopause constitue une étape importante : la diminution des œstrogènes peut accélérer la perte de masse osseuse.
Plusieurs facteurs peuvent également intervenir :
- l’âge ;
- les antécédents familiaux ;
- une faible activité physique ;
- certains traitements ;
- certaines maladies ;
- une alimentation insuffisamment adaptée ;
- le tabagisme ou une consommation excessive d’alcool.
L’ostéoporose peut évoluer longtemps sans symptôme particulier, jusqu’à la survenue d’une fracture.
Pourquoi continuer à bouger ?
Lorsque l’on apprend que ses os sont fragiles, il est compréhensible d’avoir peur de bouger ou de se faire mal.
Pourtant, l’inactivité entraîne elle-même une diminution progressive de la force musculaire, de l’équilibre et de la mobilité.
Une activité physique adaptée permet notamment de :
- maintenir la force musculaire ;
- préserver la mobilité articulaire ;
- améliorer l’équilibre ;
- entretenir les capacités fonctionnelles ;
- contribuer au maintien de la santé osseuse ;
- favoriser l’autonomie.
L’activité physique doit cependant être adaptée au niveau de fragilité osseuse et aux éventuelles fractures déjà présentes.
Le rôle essentiel des muscles.
Les muscles ne servent pas uniquement à réaliser les mouvements.
Une bonne force musculaire permet notamment de mieux contrôler les déplacements, de se relever d’une chaise, de monter les escaliers ou encore de réagir lorsqu’on perd l’équilibre.
Avec l’âge, la diminution de la masse et de la force musculaire, appelée sarcopénie, peut favoriser la perte d’autonomie et augmenter le risque de chute.
C’est pourquoi le travail musculaire constitue un élément important de la prévention chez la femme après la ménopause.
Et les exercices d’équilibre ?
La fracture liée à l’ostéoporose survient souvent à la suite d’une chute.
Prévenir les chutes est donc essentiel.
Le travail de l’équilibre peut comprendre, selon les capacités de chacun :
- exercices sur un pied ;
- déplacements contrôlés ;
- exercices de coordination ;
- renforcement des jambes ;
- travail de la stabilité ;
- exercices fonctionnels.
Ces exercices doivent être adaptés aux capacités de la personne et réalisés de manière progressive.
Quelle place pour l’ostéopathie ?
L’ostéopathie ne traite pas l’ostéoporose et ne permet pas de reconstruire l’os.
En revanche, elle peut avoir une place complémentaire dans l’accompagnement de la mobilité.
Le bilan peut notamment s’intéresser :
- à la mobilité de la colonne vertébrale ;
- aux hanches ;
- au bassin ;
- aux épaules ;
- aux articulations des membres ;
- aux tensions musculaires ;
- à la mobilité globale.
L’objectif est de préserver autant que possible un corps mobile et fonctionnel, dans les limites liées à l’état de santé de la personne.
Ostéoporose : certaines techniques nécessitent des précautions.
La fragilité osseuse impose d’adapter la prise en charge.
En cas d’ostéoporose importante, de fracture récente ou de risque élevé de fracture, certaines techniques ostéopathiques peuvent être contre-indiquées ou nécessiter une adaptation particulière.
Il est donc important de connaître :
- le diagnostic ;
- les éventuelles fractures antérieures ;
- les traitements en cours ;
- le niveau de fragilité osseuse ;
- les éventuelles douleurs récentes.
Une douleur dorsale brutale ou inhabituelle chez une personne souffrant d’ostéoporose doit notamment faire rechercher une éventuelle fracture vertébrale et justifier un avis médical.
La prévention passe aussi par l’alimentation.
La santé osseuse dépend également d’une alimentation adaptée.
Le calcium et la vitamine D jouent notamment un rôle important dans la santé osseuse.
Les besoins doivent être évalués individuellement, et une supplémentation ne doit pas être systématique sans indication médicale.
Le médecin peut également proposer une évaluation de la densité minérale osseuse par densitométrie (DXA) lorsque celle-ci est indiquée.
Et après une fracture ?
Une fracture liée à l’ostéoporose doit être considérée comme un signal important.
Elle justifie généralement une évaluation médicale afin de rechercher une éventuelle ostéoporose et de mettre en place une stratégie de prévention des nouvelles fractures.
Après la phase aiguë, la rééducation peut permettre de retrouver progressivement :
- force musculaire ;
- équilibre ;
- mobilité ;
- confiance dans les mouvements ;
- autonomie.
L’ostéopathie peut éventuellement intervenir en complément de cette prise en charge, lorsque cela est approprié.
Une lecture complémentaire selon la Médecine Traditionnelle Chinoise.
La Médecine Traditionnelle Chinoise propose une lecture énergétique différente de la santé osseuse.
Dans le modèle traditionnel, les Reins sont notamment associés aux os et à la croissance, au développement et au vieillissement.
Le bilan énergétique peut également prendre en compte le Qi, le Sang, le Yin et le Yang, ainsi que l’état général de la personne.
Cette lecture appartient au modèle traditionnel de la MTC et ne remplace pas l’évaluation médicale de l’ostéoporose, la densitométrie ou les traitements éventuellement prescrits.
En conclusion.
L’ostéoporose ne doit pas conduire à l’immobilité.
Au contraire, préserver la force musculaire, l’équilibre et la mobilité est essentiel pour conserver son autonomie et limiter le risque de chute.
La prise en charge repose sur plusieurs éléments : activité physique adaptée, alimentation équilibrée, prévention des chutes, suivi médical et traitement lorsque celui-ci est nécessaire.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je peux accompagner les femmes présentant une fragilité osseuse en adaptant le bilan et les techniques utilisées à leur situation.
J’ai suivi en ostéopathie les formations « Accompagnement de la femme enceinte » avec Madame Claudine Ageron-Marques, sage-femme et ostéopathe, « Femmes enceintes et ostéopathie » avec Bernard Ferru, et en énergétique chinoise « Accompagnement lors de la grossesse et du post-partum » avec Valérie Le Go, sage femme, « Médecine chinoise et grossesse » avec Philippe Sionneau
L’objectif n’est pas de traiter l’ostéoporose, mais de contribuer au maintien de la mobilité et du confort, en complément du suivi médical et de la rééducation lorsque celle-ci est nécessaire.
