Les méridiens en Médecine Traditionnelle Chinoise : comprendre cette approche

Lorsque l’on parle de Médecine Traditionnelle Chinoise, les termes Qi, méridiens, Yin, Yang ou points d’acupuncture sont souvent employés.

Mais que sont réellement les méridiens dans le modèle de la MTC ?

Pour comprendre l’acupuncture, les ventouses, les moxas ou l’électropuncture, il est utile de comprendre cette notion fondamentale.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, cette lecture énergétique vient compléter l’approche ostéopathique.


Que sont les méridiens ?

Dans la théorie traditionnelle chinoise, les méridiens, appelés Jing Luo, constituent un réseau de trajets énergétiques parcourant le corps.

Ils sont associés à la circulation du Qi et du Sang et aux points d’acupuncture.

La nomenclature internationale de l’acupuncture élaborée sous l’égide de l’OMS recense notamment les 14 méridiens principaux ainsi que les méridiens extraordinaires.

Il est important de préciser que les méridiens sont une notion issue de la médecine traditionnelle chinoise.

Ils ne correspondent pas à une structure anatomique identifiée de manière équivalente aux nerfs, aux artères ou aux muscles.


Les 12 méridiens principaux.

La MTC distingue notamment 12 méridiens principaux associés aux cinq mouvements et aux organes et viscères selon le modèle traditionnel.

On retrouve :

Méridiens Yin

  • Poumon ;
  • Rate ;
  • Cœur ;
  • Rein ;
  • Maître-Cœur (Péricarde) ;
  • Foie.

Méridiens Yang

  • Gros Intestin ;
  • Estomac ;
  • Intestin Grêle ;
  • Vessie ;
  • Triple Réchauffeur ;
  • Vésicule Biliaire.

À ceux-ci s’ajoutent notamment les deux méridiens extraordinaires particulièrement connus :

  • Vaisseau Gouverneur (Du Mai) ;
  • Vaisseau Conception (Ren Mai).

Cette nomenclature est aujourd’hui standardisée internationalement.


À quoi servent les méridiens dans la MTC ?

Dans la conception traditionnelle, les méridiens permettent notamment de comprendre :

  • la circulation du Qi ;
  • la circulation du Sang ;
  • les relations entre différentes régions du corps ;
  • la localisation de certains symptômes ;
  • le choix des points d’acupuncture.

Ils constituent donc une sorte de carte énergétique du corps utilisée pour établir un bilan selon les principes de la MTC.


Pourquoi traiter un point éloigné de la douleur ?

C’est une particularité qui peut surprendre lorsqu’on découvre l’acupuncture.

Une personne présentant une douleur cervicale ne sera pas nécessairement traitée uniquement au niveau du cou.

Dans le raisonnement traditionnel, certains points situés sur un membre ou sur une autre région du corps peuvent être sélectionnés en fonction du méridien concerné et du tableau énergétique.

Par exemple, une douleur située sur le trajet traditionnel du méridien du Gros Intestin pourra conduire le praticien à sélectionner certains points de ce méridien, parfois à distance de la zone douloureuse.

Il s’agit d’une logique propre au modèle de la MTC.


Les méridiens et la localisation des douleurs.

La localisation d’une douleur constitue un élément important du bilan énergétique.

Par exemple, selon la MTC :

Douleurs temporales
→ peuvent notamment conduire à examiner le méridien de la Vésicule Biliaire.

Douleurs frontales
→ peuvent notamment amener à considérer le méridien de l’Estomac.

Douleurs occipitales
→ peuvent notamment conduire à explorer le méridien de la Vessie.

Douleurs cervicales latérales
→ peuvent notamment amener à considérer la Vésicule Biliaire, le Triple Réchauffeur ou d’autres méridiens selon le tableau.

Mais la localisation seule ne suffit pas à établir un bilan énergétique.


Qi et Sang : deux notions fondamentales.

La MTC utilise les notions de Qi et de Sang pour décrire différents aspects du fonctionnement énergétique du corps.

Le Qi peut être présenté comme une notion dynamique liée notamment à la circulation et aux fonctions du corps selon la pensée traditionnelle.

Le Sang, dans la MTC, possède également une signification spécifique qui ne correspond pas exactement à la définition biomédicale du sang.

Une perturbation de leur circulation peut, dans le modèle traditionnel, être associée à différents symptômes.

C’est notamment dans cette logique que la MTC parle de stagnation du Qi ou du Sang.


Yin et Yang.

La théorie du Yin et du Yang constitue également un élément central de la MTC.

Il ne s’agit pas simplement de « positif et négatif ».

Ces notions permettent traditionnellement de décrire des aspects complémentaires et opposés du fonctionnement du corps et de l’environnement.

Le bilan énergétique cherche notamment à identifier les éventuels déséquilibres entre ces différentes dimensions.


Comment établit-on un bilan énergétique ?

Le bilan MTC ne repose pas uniquement sur l’endroit où la personne a mal.

Le praticien prend notamment en compte :

  • la localisation de la douleur ;
  • son caractère ;
  • son évolution ;
  • les circonstances d’apparition ;
  • ce qui améliore ou aggrave les symptômes ;
  • le sommeil ;
  • la digestion ;
  • la fatigue ;
  • la sensation de froid ou de chaleur ;
  • l’état général ;
  • et, selon la pratique, l’observation de la langue et la prise des pouls.

L’ensemble permet de construire un tableau énergétique individualisé.

Deux personnes présentant une douleur similaire peuvent ainsi recevoir des prises en charge différentes selon le modèle de la MTC.


Les méridiens et les techniques utilisées en MTC.

Les méridiens constituent notamment une référence pour différentes techniques traditionnelles :

Acupuncture

Stimulation de points à l’aide d’aiguilles.

Électropuncture

Stimulation électrique contrôlée appliquée entre certaines aiguilles.

Moxibustion

Utilisation de la chaleur du moxa, traditionnellement à base d’armoise.

Ventouses

Application d’une dépression sur certaines zones du corps.

Ces techniques peuvent être utilisées séparément ou associées selon le bilan.


Les méridiens sont-ils des structures anatomiques ?

C’est une question importante.

Non, pas au sens de l’anatomie biomédicale moderne.

Les méridiens appartiennent au modèle théorique et clinique de la médecine traditionnelle chinoise.

Des recherches ont tenté d’établir des correspondances avec différentes structures anatomiques ou physiologiques, notamment les réseaux nerveux et les tissus conjonctifs, mais aucune correspondance anatomique unique et consensuelle n’a été établie.

Il est donc plus juste de parler de modèle énergétique traditionnel plutôt que de présenter les méridiens comme des conduits anatomiques démontrés.


Quelle place dans ma pratique ?

Dans mon cabinet d’ostéopathie à Villeneuve-sur-Lot, la MTC constitue une approche complémentaire.

Je peux utiliser cette lecture énergétique pour orienter certaines techniques comme :

  • l’électropuncture ;
  • les ventouses ;
  • les moxas ;
  • certaines techniques d’acupuncture selon ma pratique ;
  • la YNSA.
  • la biokinergie.

Elle peut être associée à l’évaluation ostéopathique afin de proposer une prise en charge adaptée à chaque personne.


En conclusion.

Les méridiens constituent l’un des fondements de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Ils permettent, dans ce modèle traditionnel, de comprendre la circulation du Qi et du Sang et d’établir un raisonnement énergétique à partir de la localisation des symptômes et de l’état général de la personne.

Ils servent notamment de référence pour l’utilisation de l’acupuncture, de l’électropuncture, des ventouses et de la moxibustion.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, cette lecture énergétique vient compléter et non remplacer l’approche ostéopathique et médicale.

Découvrez également : « Électropuncture : qu’est-ce que c’est et dans quels cas peut-elle être utilisée ? »https://fonteyne-osteopathe.fr/electropuncture-quest-ce-que-cest-et-dans-quels-cas-peut-elle-etre-utilisee/

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