Endométriose : quelle place pour l’ostéopathie et les approches complémentaires ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique dans laquelle un tissu semblable à l’endomètre se développe en dehors de la cavité utérine.

Elle peut provoquer des douleurs importantes et avoir un impact important sur la vie quotidienne.

Elle nécessite une prise en charge médicale adaptée, souvent multidisciplinaire.

L’ostéopathie ne traite pas l’endométriose elle-même. Elle peut toutefois, chez certaines femmes, être envisagée comme un accompagnement complémentaire de certaines conséquences fonctionnelles ou musculo-squelettiques.


Quels symptômes peut provoquer l’endométriose ?

Les manifestations peuvent être très différentes d’une femme à l’autre.

On peut notamment retrouver :

  • règles très douloureuses ;
  • douleurs pelviennes chroniques ;
  • douleurs lombaires ;
  • douleurs pendant les rapports ;
  • troubles digestifs ;
  • troubles urinaires ;
  • fatigue importante ;
  • difficultés à concevoir chez certaines femmes.

L’intensité de la douleur n’est pas nécessairement proportionnelle à l’étendue des lésions.


Pourquoi les douleurs peuvent-elles devenir complexes ?

Une douleur persistante peut entraîner des adaptations du corps.

Une femme qui souffre depuis longtemps peut notamment modifier inconsciemment sa façon :

  • de marcher ;
  • de s’asseoir ;
  • de respirer ;
  • de bouger le bassin ;
  • de contracter les muscles abdominaux ou pelviens.

Ces adaptations peuvent à leur tour participer à des tensions secondaires.


Quelle place pour l’ostéopathie ?

L’objectif de l’ostéopathie n’est pas de « remettre les organes en place » ni de supprimer les lésions d’endométriose.

Le bilan peut rechercher les restrictions de mobilité et tensions fonctionnelles associées :

  • bassin ;
  • sacrum ;
  • lombaires ;
  • hanches ;
  • diaphragme ;
  • thorax ;
  • abdomen et tissus environnants.

L’approche est adaptée à la sensibilité de la personne et à son contexte médical.


Une lecture complémentaire selon la MTC.

La MTC propose une lecture énergétique différente.

Dans ce modèle, les douleurs menstruelles et pelviennes peuvent notamment être envisagées à travers les notions de stagnation du Qi et du Sang.

Le bilan énergétique peut s’intéresser notamment au :

  • Foie ;
  • Reins ;
  • Rate ;

ainsi qu’aux méridiens extraordinaires Chong Mai et Ren Mai.

La localisation, le caractère et le rythme des douleurs sont également pris en compte.

Cette approche ne permet pas de diagnostiquer ou de traiter les lésions d’endométriose. Elle constitue une lecture complémentaire pouvant être intégrée à l’accompagnement de la personne.


Une prise en charge globale.

L’endométriose peut nécessiter plusieurs intervenants :

  • gynécologue ;
  • médecin traitant ;
  • sage-femme ;
  • kinésithérapeute spécialisé en périnée ;
  • centre spécialisé de la douleur ;
  • psychologue lorsque nécessaire ;
  • autres professionnels selon les symptômes.

L’ostéopathie peut éventuellement s’inscrire dans cette prise en charge globale.


En conclusion.

L’endométriose est une véritable maladie et les douleurs qu’elle provoque ne doivent pas être banalisées.

L’ostéopathie ne traite pas les lésions d’endométriose mais peut éventuellement accompagner certaines tensions, restrictions de mobilité et adaptations corporelles associées.

La MTC apporte une autre grille de lecture, fondée notamment sur la circulation du Qi et du Sang.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, ces approches restent complémentaires du suivi médical indispensable. ’ai suivi la formation « Accompagnement de la femme » avec Claudine Ageron- Marques, sage femme et ostéopathe, « Femme et ostéopathie » avec Bernard Ferru et « Acupuncture et gynécologie » avec Valérie Le Go, sage femme.

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