Introduction.
Vous hésitez entre une séance d’ostéopathie et une séance de biokinergie ?
Ces deux approches sont des pratiques manuelles, mais elles ne reposent pas exactement sur les mêmes principes ni sur les mêmes techniques.
L’ostéopathie s’intéresse notamment à la mobilité des différentes structures du corps et à leurs interactions. La biokinergie associe quant à elle un travail manuel sur les tensions corporelles à des techniques d’équilibrage des méridiens issus de la médecine traditionnelle chinoise.
Alors, quelles sont leurs différences ? Comment se déroule une séance ? Et comment savoir quelle approche peut vous convenir ?
Qu’est-ce que l’ostéopathie ?
L’ostéopathie est une approche manuelle qui s’intéresse notamment aux relations entre la mobilité des différentes structures du corps et les symptômes présentés par le patient.
Lors d’une consultation, l’ostéopathe commence généralement par un échange permettant de comprendre le motif de consultation, son histoire et le contexte dans lequel les symptômes sont apparus.
Un examen clinique et des tests de mobilité permettent ensuite d’orienter la prise en charge.
Selon la situation, différentes techniques peuvent être utilisées :
- mobilisations articulaires ;
- techniques musculaires ;
- techniques de relâchement ;
- manipulations articulaires ;
- travail des tissus mous ;
- techniques viscérales ;
- conseils et exercices adaptés.
Toutes les consultations ne nécessitent donc pas de manipulation avec « craquement ».
Qu’est-ce que la biokinergie ?
La biokinergie est une approche manuelle douce qui associe différentes techniques de travail corporel, notamment autour des tensions et des restrictions de mobilité, ainsi que des techniques manuelles d’équilibrage des méridiens.
Les méridiens sont des trajets énergétiques décrits dans la médecine traditionnelle chinoise. Dans l’approche biokinergique, le praticien utilise des contacts et des pressions spécifiques sur différentes zones du corps dans le but de rechercher et d’accompagner des déséquilibres au niveau de ces trajets.
La séance est généralement réalisée avec des gestes doux, précis et non forcés.
Le travail peut concerner différentes régions du corps, y compris des zones qui ne correspondent pas directement à l’endroit où le patient ressent sa gêne.
L’équilibrage des méridiens : une particularité de la biokinergie.
C’est l’une des différences importantes entre les deux approches.
Dans la pratique de la biokinergie, le praticien s’appuie notamment sur une lecture du corps intégrant les méridiens d’acupuncture et leurs relations avec les tensions et les déséquilibres ressentis.
Le travail manuel vise alors à stimuler certains points ou trajets selon l’approche biokinergique.
Cette dimension énergétique distingue la biokinergie de l’approche ostéopathique conventionnelle.
Il est important de préciser que les notions de méridiens et de circulation de l’énergie appartiennent au cadre théorique de la médecine traditionnelle chinoise et ne correspondent pas à des structures anatomiques identifiées au sens de l’anatomie occidentale.
Une approche particulièrement douce.
L’une des différences facilement perceptibles pour le patient concerne la manière dont se déroule la séance.
En ostéopathie, le praticien dispose d’un large éventail de techniques manuelles. Certaines peuvent être dynamiques, d’autres très douces.
En biokinergie, le travail est généralement réalisé avec des pressions, des contacts et des mobilisations légères, notamment dans le cadre du travail sur les méridiens.
La séance ne repose donc pas sur la recherche d’un craquement ou sur l’utilisation systématique de techniques manipulatives.
Dans les deux approches, l’objectif n’est pas de faire mal.
Pourquoi travailler sur une zone différente de celle qui fait mal ?
C’est une question fréquemment posée par les patients.
En biokinergie, comme dans certaines approches ostéopathiques, le praticien peut travailler sur une région différente de celle où la douleur est ressentie.
Cette façon de procéder repose sur une approche globale du corps.
Par exemple, une personne consultant pour une gêne lombaire peut bénéficier d’un travail sur le bassin, les membres inférieurs, le thorax ou certains trajets de méridiens.
Cela ne signifie pas nécessairement que « le problème vient » de cette zone.
Il s’agit plutôt de considérer le corps dans son ensemble et de rechercher les éléments qui peuvent être pertinents dans le contexte de la consultation.
Et l’approche viscérale ?
L’approche viscérale peut également être intégrée à certaines pratiques ostéopathiques et biokinergiques.
Dans ce cadre, le praticien utilise des techniques manuelles douces au niveau de l’abdomen ou du thorax, en s’intéressant notamment aux relations entre les viscères, les tissus environnants et les structures musculosquelettiques.
Ce travail ne signifie pas qu’un organe serait « déplacé » ou qu’il faudrait le remettre en place.
Il est également essentiel de distinguer l’approche manuelle d’une pathologie viscérale : l’ostéopathie et la biokinergie ne remplacent pas un diagnostic médical et ne doivent pas retarder la prise en charge d’une maladie nécessitant un avis médical.
Ostéopathie et biokinergie : deux approches complémentaires ?
Ces deux approches peuvent être envisagées comme différentes façons d’aborder le corps.
L’ostéopathie va notamment s’intéresser à la mobilité, aux articulations, aux muscles, aux tissus et aux interactions entre les différentes régions du corps.
La biokinergie associe un travail manuel doux à une approche intégrant notamment les méridiens et leur équilibrage manuel.
Selon le motif de consultation, les symptômes et les préférences de la personne, l’une ou l’autre approche peut être privilégiée.
Faut-il forcément choisir entre les deux ?
Pas nécessairement.
Si votre praticien pratique les deux approches, il peut vous proposer celle qui lui semble la plus adaptée à votre situation.
Certaines personnes apprécient les techniques ostéopathiques, tandis que d’autres recherchent une approche manuelle plus douce et souhaitent également intégrer la dimension de travail sur les méridiens proposée par la biokinergie.
Il n’existe pas une méthode qui serait systématiquement « meilleure » que l’autre pour tout le monde.
La biokinergie « remet-elle les os en place » ?
Non.
Comme pour l’ostéopathie, il est préférable de ne pas imaginer le corps comme un mécanisme dans lequel un os ou un organe serait simplement « déplacé » et qu’il suffirait de remettre en place.
La biokinergie ne consiste pas à « remettre les os en place ».
Elle repose sur un travail manuel doux, incluant notamment une approche des tensions corporelles et un équilibrage manuel des méridiens selon les principes de cette méthode.
Quelle approche choisir ?
Il n’y a pas de réponse universelle.
Le choix peut dépendre :
- de votre motif de consultation ;
- de vos symptômes ;
- de vos antécédents ;
- de vos préférences ;
- de votre sensibilité aux techniques manuelles ;
- de l’évaluation réalisée lors de la consultation.
Si vous hésitez entre ostéopathie et biokinergie, le plus simple est d’en discuter avec votre praticien.
Il pourra vous expliquer les différentes approches qu’il pratique et vous orienter vers celle qui lui paraît la plus pertinente.
L’ostéopathie et la biokinergie remplacent-elles un suivi médical ?
Non.
Une consultation manuelle ne remplace pas un diagnostic médical lorsqu’il est nécessaire.
Certaines douleurs ou certains symptômes peuvent avoir une origine qui nécessite l’intervention d’un médecin ou d’un autre professionnel de santé.
L’orientation vers un autre professionnel fait donc partie d’une prise en charge responsable lorsque la situation le nécessite.
À retenir.
L’ostéopathie et la biokinergie sont deux approches manuelles différentes.
L’ostéopathie dispose d’un large éventail de techniques visant notamment à travailler sur la mobilité et les tensions des différentes structures du corps.
La biokinergie privilégie une approche manuelle douce, intégrant notamment le travail sur les tensions corporelles et l’équilibrage manuel des méridiens selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.
Il n’est pas nécessaire de rechercher le « crac » ou une réaction importante pour qu’une séance soit pertinente.
Le choix de l’approche doit avant tout tenir compte de la personne, de son motif de consultation et de ses besoins.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la biokinergie ou l’ostéopathie pratiquée au cabinet, n’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre situation.
