Introduction.
« La biokinergie, c’est une technique douce ? »
C’est une question que l’on peut naturellement se poser lorsqu’on découvre cette approche.
Contrairement à certaines techniques manuelles qui peuvent être très dynamiques, la biokinergie repose généralement sur un travail manuel doux, précis et non forcé.
Mais que signifie réellement « doux » dans ce contexte ? Et est-ce qu’une technique douce signifie nécessairement qu’elle ne fait rien ?
Que signifie « technique douce » ?
En biokinergie, la douceur fait notamment référence à la manière dont les gestes sont réalisés.
Le praticien utilise des contacts, des pressions et des mobilisations légères, sans chercher à forcer une articulation ou à provoquer systématiquement un craquement.
Le travail se fait progressivement, en respectant les réactions et les sensations de la personne.
La douceur ne signifie donc pas une absence de travail. Elle correspond plutôt à une approche qui privilégie la précision et l’écoute du corps plutôt que la force.
Le travail sur les tensions corporelles.
Lors d’une séance, le praticien recherche notamment les zones présentant des tensions ou des restrictions de mobilité.
Les techniques manuelles utilisées ont pour objectif d’accompagner progressivement ces zones, sans chercher à imposer un mouvement.
La personne reste généralement habillée et confortablement installée pendant la séance.
L’équilibrage manuel des méridiens.
Une particularité de la biokinergie est également son approche des méridiens issus de la médecine traditionnelle chinoise.
Le praticien utilise des contacts et des pressions manuelles sur différents points et trajets du corps afin de travailler sur ce qui est considéré, dans le cadre théorique de la méthode, comme des déséquilibres des méridiens.
Cette approche énergétique complète le travail manuel réalisé sur les tensions corporelles.
Les méridiens appartiennent au modèle traditionnel de la médecine chinoise et ne correspondent pas à des structures anatomiques identifiées par l’anatomie occidentale.
Est-ce qu’on ressent quelque chose pendant une séance ?
Les sensations peuvent être très différentes d’une personne à l’autre.
Certaines personnes ressentent :
- une sensation de relâchement ;
- de la chaleur ;
- une impression de légèreté ;
- des mouvements ou des réactions spontanées ;
- une détente générale.
D’autres ressentent très peu de choses pendant la séance.
Ne rien ressentir de particulier ne signifie pas que la séance est inefficace.
Les sensations ressenties pendant une séance ne permettent pas, à elles seules, de mesurer son efficacité.
Est-ce que la biokinergie fait craquer ?
La biokinergie ne repose pas sur la recherche du « crac ».
Les techniques utilisées sont généralement douces et ne nécessitent pas de manipulations articulaires forcées.
Il n’est donc pas nécessaire d’entendre un bruit ou de ressentir une manipulation importante pour considérer qu’une séance a été complète.
Une technique douce peut-elle être adaptée lorsqu’on a mal ?
La douceur peut être particulièrement appréciée par les personnes qui appréhendent les manipulations ou qui ne souhaitent pas recevoir de techniques forcées.
Elle permet également au praticien d’adapter son approche à la sensibilité de la personne et à son état au moment de la consultation.
Comme pour toute approche manuelle, il est important d’évaluer au préalable le motif de consultation et de vérifier qu’une prise en charge manuelle est appropriée.
Peut-on avoir une réaction après une séance ?
Oui, certaines personnes peuvent ressentir une fatigue, une sensibilité ou une modification temporaire de leurs sensations après une séance.
D’autres ne ressentent aucune réaction particulière.
Il n’existe donc pas de réaction obligatoire après une séance de biokinergie.
Et surtout, une réaction importante n’est pas une preuve d’efficacité.
L’objectif n’est pas de provoquer des courbatures ou de faire ressentir quelque chose à tout prix.
Douce ne veut pas dire « magique ».
Il est important de rester réaliste.
La biokinergie est une approche manuelle qui peut être proposée en fonction du motif de consultation et des besoins de la personne.
Elle ne doit pas être présentée comme capable de traiter toutes les maladies ou de remplacer un traitement médical.
En présence de symptômes inhabituels ou persistants, un avis médical peut être nécessaire.
Pourquoi choisir une approche douce ?
Certaines personnes apprécient tout simplement le confort d’une approche manuelle sans manipulation forcée.
La biokinergie peut ainsi convenir aux personnes qui recherchent une séance calme et progressive, avec un travail manuel sur les tensions corporelles et un équilibrage des méridiens selon les principes de la méthode. Ainsi qu’aux personnes fragiles, bébés, enfants, séniors.
Le plus important reste toutefois que l’approche soit adaptée à la personne et à sa situation.
À retenir.
Oui, la biokinergie est généralement considérée comme une approche manuelle douce.
Elle utilise des contacts, des pressions et des mobilisations légères, ainsi qu’un travail manuel d’équilibrage des méridiens selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.
Elle ne nécessite pas de manipulations forcées ni de craquements.
Et surtout, douceur ne signifie ni absence de travail, ni efficacité garantie : chaque personne et chaque situation sont différentes.
L’objectif d’une séance est avant tout de proposer un accompagnement manuel confortable, adapté aux besoins de chacun.
Si vous souhaitez découvrir la biokinergie et savoir si cette approche peut correspondre à votre situation, n’hésitez pas à en discuter avec votre praticien : Christelle Fonteyne, ostéopathe et biokinergiste à Villeneuve-sur-Lot au 07 88 38 99 50
