Une radio explique-t-elle forcément mon mal de dos ?

« J’ai de l’arthrose sur ma radio, c’est donc ça qui me fait mal. »

C’est une conclusion très fréquente.

Lorsqu’une radiographie, une IRM ou un scanner révèle une anomalie au niveau de la colonne vertébrale, il est naturel de penser qu’elle est forcément responsable de la douleur.

Pourtant, la relation entre les images médicales et les symptômes est beaucoup plus complexe.

Une image ne raconte pas toute l’histoire.

Les examens d’imagerie sont extrêmement utiles lorsqu’ils sont indiqués.

Ils permettent notamment d’identifier certaines lésions ou anomalies et peuvent être indispensables dans certaines situations.

Mais une image médicale ne permet pas toujours, à elle seule, de déterminer l’origine exacte d’une douleur.

Certaines modifications observées sur les examens sont également fréquentes chez des personnes qui ne ressentent aucune douleur.

« J’ai une hernie discale » : dois-je forcément avoir mal ?

Pas nécessairement.

Une hernie discale peut être présente sans provoquer de symptômes.

À l’inverse, une personne peut souffrir du dos sans qu’une anomalie évidente explique directement la douleur sur l’imagerie.

C’est pour cette raison qu’un examen médical ne se résume pas à regarder une image : les symptômes, l’examen clinique et l’évolution dans le temps sont également importants.

Et l’arthrose ?

L’arthrose correspond à des modifications des articulations qui deviennent plus fréquentes avec l’âge.

La présence d’arthrose sur une radiographie ne signifie donc pas automatiquement que toutes les douleurs ressenties sont causées par celle-ci.

L’image doit être interprétée dans son contexte.

Faut-il alors éviter les radios et les IRM ?

Non.

L’imagerie médicale a une place essentielle dans la prise en charge de nombreuses pathologies.

La question est plutôt de savoir quand elle est réellement nécessaire.

Dans certaines douleurs courantes du dos, un examen d’imagerie immédiat n’apporte pas forcément d’information utile supplémentaire.

À l’inverse, certains symptômes ou certaines situations justifient une évaluation médicale et éventuellement des examens complémentaires.

Pourquoi cette distinction est-elle importante ?

Parce qu’une image peut parfois inquiéter inutilement.

Lire sur un compte rendu « dégénérescence », « protrusion discale » ou « arthrose » peut donner l’impression que le dos est abîmé et fragile.

Cette interprétation peut ensuite conduire à avoir peur de bouger ou de reprendre certaines activités.

Or, dans de nombreuses situations, le mouvement et la reprise progressive des activités font partie de la récupération.

Que peut apporter l’ostéopathie ?

L’ostéopathe ne pose pas de diagnostic radiologique et ne remplace pas le médecin.

Lors d’une consultation, il peut cependant prendre en compte les informations médicales disponibles, le contexte et les symptômes de la personne afin d’adapter son approche.

Lorsque certains signes nécessitent un avis médical, l’orientation vers le professionnel approprié est essentielle.

À retenir.

Une anomalie visible sur une radio ou une IRM n’est pas forcément la cause de votre douleur.

Une image doit toujours être interprétée en fonction des symptômes et du contexte clinique.

Votre dos n’est pas nécessairement « abîmé » parce qu’une anomalie apparaît sur un compte rendu.

L’objectif est de comprendre l’ensemble de la situation, plutôt que de chercher à expliquer toute douleur par une seule image.

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