Tendinopathie d’Achille et ostéopathie : accompagner le sportif dans sa récupération

Le tendon d’Achille est particulièrement sollicité dans les activités qui nécessitent des accélérations, des sauts, des changements de rythme ou des impacts répétés.

Une douleur peut apparaître progressivement, parfois sans traumatisme précis, et devenir gênante pendant ou après l’effort.

La tendinopathie d’Achille concerne notamment les coureurs, mais également de nombreux autres sportifs.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, j’accompagne les sportifs présentant ce type de douleur en recherchant les éventuelles restrictions de mobilité et les contraintes mécaniques pouvant participer à leur inconfort.

Selon la situation, je peux également associer à l’approche ostéopathique la photobiomodulation, les ventouses ou l’électropuncture, dans le but d’agir de manière complémentaire sur la douleur, les tensions tissulaires et la récupération.


Qu’est-ce que la tendinopathie d’Achille ?

Le tendon d’Achille relie les muscles du mollet au calcanéum, l’os du talon.

Il joue un rôle essentiel dans la transmission des forces lors de la marche, de la course et des mouvements de propulsion.

Lorsqu’il est soumis à des contraintes répétées dépassant progressivement sa capacité d’adaptation, une douleur peut apparaître.

On parle aujourd’hui de tendinopathie plutôt que simplement de « tendinite », car les phénomènes impliqués sont plus complexes qu’une simple inflammation du tendon.


Où se situe la douleur ?

La douleur est généralement localisée à l’arrière de la cheville, au niveau du tendon situé entre le mollet et le talon.

Elle peut s’accompagner :

  • d’une raideur au démarrage ;
  • d’une gêne lors des premiers pas ;
  • d’une douleur pendant l’effort ;
  • d’une sensibilité après l’entraînement ;
  • parfois d’un épaississement du tendon.

L’intensité des symptômes peut varier selon la charge d’activité.


Pourquoi le tendon d’Achille devient-il douloureux ?

Le tendon est capable de s’adapter aux contraintes auxquelles il est soumis.

Cependant, lorsque la charge augmente plus rapidement que sa capacité d’adaptation, des symptômes peuvent apparaître.

Cela peut notamment se produire après :

  • une reprise sportive ;
  • une augmentation importante du kilométrage ;
  • une modification de l’entraînement ;
  • davantage de dénivelé ;
  • des séances plus intenses ;
  • l’introduction de sauts ou de sprints ;
  • une récupération insuffisante.

La tendinopathie est donc rarement liée à un seul facteur.

La relation entre la charge d’entraînement et la capacité d’adaptation du tendon est essentielle.


Quel apport de l’ostéopathie ?

Une consultation ne se limite pas à l’examen du tendon douloureux.

Je peux notamment évaluer les mobilités :

  • du pied ;
  • de la cheville ;
  • du genou ;
  • de la hanche ;
  • du bassin ;
  • de la colonne vertébrale.

L’objectif est de rechercher d’éventuelles restrictions de mobilité ou adaptations pouvant modifier la façon dont les contraintes sont réparties lors de la marche ou de la course.

L’approche vise à favoriser une mobilité fonctionnelle et un meilleur confort dans le mouvement.


Photobiomodulation : un complément intéressant

La photobiomodulation utilise une lumière de faible intensité appliquée sur une zone ciblée.

Elle est notamment étudiée pour ses effets potentiels sur la douleur et les processus de récupération tissulaire.

Dans les tendinopathies des membres inférieurs, plusieurs études et méta-analyses montrent un intérêt possible de la photobiomodulation, notamment lorsqu’elle est associée à des exercices. Une méta-analyse a retrouvé une diminution de la douleur et une amélioration de la fonction à court et moyen terme avec les doses recommandées.

Dans ma pratique, je peux donc utiliser la photobiomodulation comme outil complémentaire, notamment dans l’objectif de contribuer à la diminution de la douleur et d’accompagner la récupération du tendon.

Elle ne remplace pas le travail de remise en charge progressive du tendon.


Les ventouses : un travail complémentaire des tissus

La pose de ventouses peut également être intégrée à ma prise en charge lorsque je retrouve des tensions importantes au niveau du mollet, de la chaîne postérieure ou des tissus environnant le tendon.

La dépression créée par la ventouse entraîne une mobilisation des tissus superficiels et une stimulation locale.

Dans ma pratique, leur intérêt est notamment de permettre un travail complémentaire sur les tensions tissulaires et le confort local.

Les ventouses sont un outil complémentaire dans une prise en charge globale.


L’électropuncture : une autre possibilité dans ma pratique

L’électropuncture associe la stimulation électrique à l’utilisation d’aiguilles placées sur des points sélectionnés.

Dans mon approche, elle peut être utilisée lorsque cela est pertinent pour accompagner certaines douleurs ou tensions.

Elle peut notamment trouver sa place dans une prise en charge associant les principes de l’acupuncture à mon approche manuelle.

L’objectif est de travailler de façon complémentaire sur la douleur, les tensions et la récupération fonctionnelle.

Son utilisation relève ici de mon approche thérapeutique et de mon expérience clinique.


Pourquoi associer plusieurs approches ?

Une tendinopathie d’Achille ne se résume pas à un tendon douloureux.

Il faut progressivement permettre au tendon de retrouver une capacité suffisante à supporter les contraintes liées à l’activité sportive.

Dans ma pratique, plusieurs outils peuvent donc être associés selon les besoins :

Ostéopathie
→ recherche et accompagnement des restrictions de mobilité et des adaptations mécaniques.

Photobiomodulation
→ accompagnement de la douleur et de la récupération tissulaire.

Ventouses
→ travail complémentaire des tensions tissulaires.

Électropuncture
→ approche complémentaire de la douleur et des tensions.

Renforcement et remise en charge progressive
→ adaptation du tendon aux contraintes sportives.

Cette complémentarité permet d’avoir une approche individualisée plutôt que d’utiliser systématiquement la même technique pour tous les sportifs.


La remise en charge du tendon reste essentielle

C’est un point particulièrement important.

Même si une technique permet de diminuer rapidement la douleur, le tendon doit progressivement retrouver sa capacité à supporter la charge.

Le renforcement progressif occupe donc une place centrale dans la prise en charge des tendinopathies. Les données disponibles soutiennent notamment l’intérêt des exercices de mise en charge, qui constituent un élément essentiel de la rééducation.

La progression peut notamment porter sur :

  • la force du mollet ;
  • les montées sur la pointe du pied ;
  • le travail unipodal ;
  • les exercices spécifiques au sport ;
  • puis progressivement la course, les accélérations et les sauts.

Cette progression doit être adaptée à chaque sportif.


Faut-il arrêter complètement le sport ?

Pas nécessairement.

Dans de nombreuses situations, l’objectif est plutôt de modifier temporairement la charge afin qu’elle reste compatible avec les capacités du tendon.

Il peut être nécessaire de réduire temporairement :

  • le kilométrage ;
  • les séances rapides ;
  • les côtes ;
  • les sauts ;
  • les accélérations ;
  • la fréquence des entraînements.

Le but est de trouver un niveau d’activité permettant au tendon de récupérer tout en continuant progressivement à s’adapter.


Une attention particulière à la réaction du tendon

Dans ma pratique, je m’intéresse également à la façon dont la douleur évolue :

  • pendant l’activité ;
  • après l’entraînement ;
  • plusieurs heures après ;
  • le lendemain matin.

Cette évolution permet d’avoir des informations sur la tolérance du tendon à la charge.

Une douleur qui augmente progressivement ou une raideur nettement plus importante le lendemain peut conduire à revoir la charge d’entraînement.


Quand consulter ?

Une douleur persistante au niveau du tendon d’Achille mérite d’être évaluée.

Il est particulièrement important de consulter rapidement en cas de :

  • douleur brutale ;
  • sensation de claquement ;
  • perte de force importante ;
  • difficulté soudaine à marcher ou à se mettre sur la pointe du pied ;
  • gonflement important.

Ces signes peuvent notamment faire évoquer une lésion plus importante du tendon et nécessitent un avis médical.


Reprendre progressivement son sport

Le retour au sport doit être progressif.

On peut schématiquement envisager :

mobilité → renforcement → endurance musculaire → course → accélérations → sauts → reprise de l’entraînement habituel.

La progression dépend évidemment de la situation et du sport pratiqué.

L’objectif n’est pas simplement de faire disparaître la douleur, mais de permettre au tendon de retrouver progressivement sa capacité à supporter les contraintes sportives.


Une approche globale du sportif

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je prends en compte le sportif dans son ensemble :

  • son sport ;
  • son niveau ;
  • ses habitudes d’entraînement ;
  • ses antécédents ;
  • sa récupération ;
  • ses douleurs ;
  • ses objectifs.

Selon les besoins, je peux associer ostéopathie, photobiomodulation, ventouses et électropuncture.

Ces techniques sont utilisées comme des compléments à la gestion de la charge, au renforcement et, lorsque cela est nécessaire, au suivi médical ou kinésithérapique.


En conclusion

La tendinopathie d’Achille est une problématique fréquente chez le sportif et nécessite une prise en charge qui ne se limite pas à la diminution de la douleur.

L’objectif est progressivement de retrouver mobilité, force, capacité de charge et confiance dans le mouvement.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, j’utilise, selon les situations, différentes approches complémentaires : ostéopathie, photobiomodulation, ventouses et électropuncture.

La photobiomodulation dispose de données encourageantes pour les tendinopathies. Les ventouses et l’électropuncture sont, quant à elles, utilisées ici comme outils complémentaires de ma pratique.

Le plus important reste une remise en charge progressive et adaptée du tendon, afin de permettre au sportif de retrouver durablement son activité.

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