Nourrisson : difficultés de motricité et asymétries de mouvement.

Les premiers mois de la vie sont une période de développement moteur particulièrement importante.

Le bébé découvre progressivement son corps, apprend à contrôler sa tête, à se retourner, à utiliser ses bras et ses jambes puis, plus tard, à se déplacer.

Il est cependant fréquent que les parents remarquent certaines préférences de mouvement.

Bébé tourne toujours la tête du même côté, utilise davantage un bras, semble moins à l’aise dans certaines positions ou présente une asymétrie.

Ces observations méritent parfois d’être prises en compte, sans pour autant signifier qu’il existe nécessairement une pathologie.


Une certaine asymétrie peut être normale.

Le développement moteur n’est pas parfaitement symétrique.

Un bébé peut temporairement préférer un côté ou réaliser certains mouvements avant d’autres.

Ce qui est particulièrement intéressant est l’évolution dans le temps.

Une préférence très marquée et persistante, une difficulté à mobiliser un membre ou une asymétrie importante doivent en revanche être évaluées.


Quels signes peuvent attirer l’attention ?

Les parents peuvent notamment remarquer :

  • une tête toujours tournée du même côté ;
  • une préférence importante pour un bras ;
  • une difficulté à tourner la tête dans une direction ;
  • une position asymétrique persistante ;
  • un côté du corps nettement moins utilisé ;
  • une difficulté à se retourner ;
  • une posture qui semble inhabituelle.

Le pédiatre ou le professionnel de santé qui suit l’enfant pourra évaluer son développement et déterminer si des examens ou une prise en charge particulière sont nécessaires.


Quel peut être l’apport de l’ostéopathie ?

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je peux observer la mobilité globale du nourrisson et rechercher d’éventuelles restrictions pouvant contribuer à une préférence de mouvement.

Je peux notamment examiner :

  • la mobilité cervicale ;
  • les épaules ;
  • le thorax ;
  • le bassin ;
  • les membres ;
  • les différentes chaînes de mouvement.

Les techniques sont douces et adaptées à l’âge du bébé.

L’objectif est de favoriser une mobilité confortable et de permettre au bébé d’explorer plus facilement différentes positions.


Le temps passé au sol est important.

Lorsque le bébé est éveillé et surveillé, il est intéressant de lui permettre de découvrir différentes positions au sol.

Le « tummy time », c’est-à-dire les moments où le bébé est installé sur le ventre lorsqu’il est éveillé et sous surveillance, participe notamment au développement moteur.

En revanche, pour dormir, le nourrisson doit toujours être placé sur le dos afin de réduire le risque de mort inattendue du nourrisson. (ameli.fr)


Varier les expériences.

Au quotidien, les parents peuvent proposer progressivement différentes expériences adaptées à l’âge du bébé :

  • jouer au sol ;
  • changer régulièrement l’orientation des jouets ;
  • alterner les côtés lorsqu’on porte le bébé ;
  • limiter les périodes prolongées dans les dispositifs où le bébé reste installé dans une même position.

L’objectif n’est pas de forcer le bébé à réaliser un mouvement, mais de lui offrir un environnement qui lui permet d’explorer progressivement ses possibilités.


Quand demander un avis médical ?

Une consultation auprès du médecin ou du pédiatre est particulièrement importante si :

  • l’asymétrie est importante et persistante ;
  • le bébé semble ne pas utiliser un membre ;
  • une perte d’une capacité déjà acquise apparaît ;
  • le développement moteur semble nettement différent de ce qui était attendu ;
  • les parents sont simplement inquiets.

Le développement de chaque enfant est différent, mais une inquiétude parentale mérite toujours d’être entendue.


En conclusion.

Les préférences de mouvement et les petites asymétries sont fréquentes chez le nourrisson et évoluent souvent avec son développement.

Lorsqu’une asymétrie est persistante ou importante, il est toutefois intéressant de demander un avis professionnel.

Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je peux proposer un bilan de mobilité du nourrisson et, lorsque cela est pertinent, un accompagnement ostéopathique doux et adapté. J’ai suivi une formation spécifique en approche tissulaire chez le nourrisson avec Agnès Pierson, une formation bébé en biokinergie avec David Sayag, et une approche en énergétique chinoise chez le nourrisson et l’enfant avec le Docteur Marie-Christine Téa.

L’objectif n’est pas d’accélérer artificiellement le développement moteur, mais d’accompagner le bébé dans l’exploration naturelle de ses mouvements et de sa mobilité.

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