« Biokinergie : pourquoi travaille-t-on parfois sur une zone différente de celle qui fait mal ? »

Introduction.

« J’ai mal au dos, mais vous travaillez sur ma jambe… Pourquoi ? »

C’est une question fréquente lorsqu’une personne découvre une approche globale comme la biokinergie.

La zone douloureuse n’est pas toujours la seule zone intéressante à examiner ou à travailler.

En biokinergie, le praticien peut notamment prendre en compte les tensions corporelles et les trajets des méridiens, selon les principes de la méthode.

La douleur n’est pas toujours isolée.

Notre corps fonctionne comme un ensemble.

Une gêne ressentie dans une région peut être influencée par les mouvements, les tensions ou les contraintes exercées sur d’autres parties du corps.

C’est pourquoi le praticien ne se limite pas nécessairement à la zone douloureuse.

Par exemple, pour une gêne lombaire, il peut être pertinent d’observer également la mobilité du bassin, des hanches ou des membres inférieurs.

Et les méridiens dans tout cela ?

La biokinergie intègre une approche manuelle des méridiens issus de la médecine traditionnelle chinoise.

Dans ce modèle traditionnel, les méridiens sont considérés comme des trajets énergétiques parcourant le corps.

Le praticien peut donc travailler manuellement sur certains points ou trajets qui ne correspondent pas directement à la zone où la personne ressent sa douleur.

C’est l’une des particularités de l’approche biokinergique.

Il est important de rappeler que les méridiens appartiennent au modèle théorique de la médecine traditionnelle chinoise et ne correspondent pas à des structures anatomiques identifiées par l’anatomie occidentale.

« Si vous travaillez ailleurs, c’est que le problème vient forcément de là » ?

Pas nécessairement.

Travailler sur une autre région ne signifie pas automatiquement que celle-ci est « responsable » de la douleur.

Il s’agit plutôt d’élargir l’examen et de prendre en compte les différentes relations entre les régions du corps.

L’objectif n’est pas de chercher systématiquement une cause cachée, mais de construire une prise en charge cohérente avec le motif de consultation.

Un exemple concret.

Imaginez une personne qui consulte pour une tension dans le bas du dos.

Le praticien pourra examiner la région lombaire, mais également le bassin, les hanches, les jambes, le crâne et, selon l’approche utilisée, certains trajets de méridiens.

Le travail manuel peut donc être réalisé à plusieurs endroits.

Cela permet d’avoir une vision plus globale de la personne plutôt que de se concentrer exclusivement sur le point douloureux.

Cela existe-t-il aussi en ostéopathie ?

Oui.

L’idée d’examiner le corps au-delà de la zone douloureuse existe également en ostéopathie.

La différence se trouve notamment dans les modèles utilisés et dans les techniques proposées.

En biokinergie, l’approche intègre notamment le travail manuel des tensions et l’équilibrage des méridiens.

À retenir.

Travailler ailleurs que sur la zone douloureuse ne signifie pas que la douleur « vient forcément » de cette autre zone.

En biokinergie, le praticien adopte une approche globale et peut intégrer dans son travail les tensions corporelles ainsi que les méridiens selon les principes de la méthode.

L’objectif est de considérer la personne dans son ensemble et d’adapter la séance à son motif de consultation.

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