Les douleurs au genou sont fréquentes chez les enfants et les adolescents, particulièrement chez ceux qui pratiquent régulièrement une activité sportive.
Une douleur peut apparaître progressivement après une période d’entraînement intense, pendant une phase de croissance, après un traumatisme ou simplement lors de certaines activités quotidiennes.
Mais une douleur au genou chez l’enfant ne doit pas systématiquement être attribuée à la croissance.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, je peux accompagner les enfants et adolescents présentant des douleurs ou des gênes de mobilité, en complément, lorsque cela est nécessaire, du suivi médical ou kinésithérapique.
Pourquoi un enfant peut-il avoir mal au genou ?
Le genou est une articulation particulièrement sollicitée.
Chez l’enfant et l’adolescent, les structures osseuses, musculaires et tendineuses évoluent encore avec la croissance. La pratique sportive peut également augmenter fortement les contraintes exercées sur le membre inférieur.
Les causes d’une douleur au genou peuvent donc être très variées :
- surcharge liée au sport ;
- traumatisme ou chute ;
- tendinopathie ;
- douleur liée à la croissance ;
- maladie de Sever ou Osgood-Schlatter ;
- douleur fémoro-patellaire ;
- problème méniscal ou ligamentaire après un traumatisme ;
- problème articulaire ou osseux nécessitant un avis médical.
L’emplacement de la douleur, son apparition et les circonstances dans lesquelles elle survient sont des éléments importants.
Douleur du genou et croissance.
La croissance est souvent évoquée lorsqu’un enfant se plaint de douleurs aux jambes.
Pourtant, toute douleur au genou pendant la croissance n’est pas une « douleur de croissance ».
Certaines douleurs sont liées aux contraintes mécaniques exercées sur les zones d’insertion des tendons pendant les périodes de croissance rapide.
C’est notamment le cas de certaines pathologies fréquentes chez les jeunes sportifs.
Osgood-Schlatter : une douleur fréquente chez l’adolescent sportif.
La maladie d’Osgood-Schlatter touche principalement les adolescents pratiquant des sports comportant des sauts, des accélérations, des changements de direction ou des courses répétées.
La douleur se situe généralement sous la rotule, au niveau de la tubérosité tibiale antérieure.
Elle peut être accentuée :
- pendant la course ;
- lors des sauts ;
- pendant les montées d’escaliers ;
- lors des squats ;
- après l’entraînement.
Le repos relatif et l’adaptation de l’activité font partie de la prise en charge. Un avis médical ou kinésithérapique peut être nécessaire selon l’intensité des symptômes.
J’ai également consacré un article spécifique à l’Osgood-Schlatter et l’ostéopathie dans la rubrique Enfants.
Douleur autour de la rotule.
Certains adolescents ressentent une douleur située autour ou derrière la rotule.
Elle peut notamment apparaître :
- après une course ;
- lors des escaliers ;
- pendant les squats ;
- après une position assise prolongée ;
- lors de certaines activités sportives.
Plusieurs facteurs peuvent intervenir : charge d’entraînement, contrôle du mouvement, force musculaire, mobilité de la hanche ou de la cheville, entre autres.
Une évaluation permet de déterminer si la douleur nécessite un avis médical ou une prise en charge spécifique.
Après une entorse ou un traumatisme.
Une chute, un choc, une torsion ou un mouvement brutal peuvent provoquer une douleur au genou.
Dans ce contexte, certains signes doivent attirer l’attention :
- gonflement rapide ;
- douleur importante ;
- difficulté à prendre appui ;
- sensation de blocage ;
- instabilité ;
- limitation importante des mouvements.
Après un traumatisme significatif, un avis médical est préférable avant toute prise en charge ostéopathique afin de rechercher une éventuelle lésion ligamentaire, méniscale ou osseuse.
Le sport peut-il favoriser les douleurs du genou ?
Chez l’enfant sportif, l’augmentation soudaine du volume d’entraînement peut favoriser l’apparition de douleurs.
Cela peut notamment se produire lorsqu’un enfant :
- change de catégorie ;
- augmente le nombre d’entraînements ;
- reprend le sport après une pause ;
- participe à plusieurs compétitions ;
- pratique plusieurs sports simultanément.
Le problème n’est pas nécessairement le sport lui-même, mais parfois l’écart entre les capacités d’adaptation du corps et la charge qui lui est imposée.
Une progression adaptée, des temps de récupération suffisants et une bonne préparation physique sont essentiels.
Quel peut être l’apport de l’ostéopathie ?
Lors d’une consultation, je ne me limite pas à examiner le genou douloureux.
Je peux également observer l’ensemble du membre inférieur et les zones qui participent à la fonction du genou :
- pied et cheville ;
- tibia et péroné ;
- genou ;
- fémur ;
- hanche ;
- bassin ;
- mobilité globale.
J’observe également la façon dont l’enfant se déplace et, lorsqu’il pratique un sport, les contraintes liées à son activité.
L’objectif est de rechercher d’éventuelles restrictions de mobilité ou adaptations fonctionnelles pouvant participer à la gêne.
Les techniques sont adaptées à l’âge de l’enfant et à sa situation.
L’ostéopathie ne remplace pas le diagnostic.
Il est important de rappeler qu’une douleur du genou peut avoir une origine médicale nécessitant un traitement spécifique.
L’ostéopathie ne remplace donc ni :
- le diagnostic médical ;
- les examens complémentaires lorsqu’ils sont nécessaires ;
- la kinésithérapie ;
- le repos ou l’adaptation sportive ;
- les traitements prescrits.
Elle peut éventuellement intervenir en complément, notamment lorsque la douleur est associée à des restrictions de mobilité ou à des adaptations fonctionnelles.
Quand consulter un médecin ?
Chez l’enfant, certaines situations nécessitent un avis médical.
Il est notamment recommandé de consulter lorsque la douleur :
- est importante ou persistante ;
- apparaît après un traumatisme ;
- s’accompagne d’un gonflement important ;
- empêche l’enfant de prendre appui ;
- provoque une boiterie importante ;
- s’accompagne d’une sensation de blocage ou d’instabilité ;
- survient au repos ou la nuit ;
- est associée à de la fièvre ou à une altération de l’état général.
Une douleur persistante sans cause évidente mérite également d’être évaluée.
Et si l’enfant pratique un sport ?
La prise en charge doit tenir compte de l’activité pratiquée.
Football, rugby, tennis, danse, gymnastique, athlétisme ou sports de combat n’imposent pas les mêmes contraintes au genou.
Lors d’une consultation, il est donc intéressant de connaître :
- le sport pratiqué ;
- le nombre d’entraînements par semaine ;
- les compétitions ;
- une éventuelle augmentation récente de l’activité ;
- les douleurs apparaissant pendant ou après le sport.
Cela permet d’avoir une vision plus globale de la situation.
En conclusion.
Une douleur au genou chez un enfant ou un adolescent peut avoir de nombreuses origines.
Croissance, sport, surcharge, traumatisme, Osgood-Schlatter, douleur fémoro-patellaire ou autre problème médical : il est important de ne pas mettre toutes les douleurs sur le compte de la croissance.
Dans ma pratique d’ostéopathe à Villeneuve-sur-Lot, j’évalue l’enfant dans sa globalité, en recherchant les éventuelles restrictions de mobilité et adaptations fonctionnelles pouvant participer à la douleur.
Lorsque cela est pertinent, l’ostéopathie peut ainsi s’intégrer dans une prise en charge globale, en complément du suivi médical et/ou kinésithérapique.
L’objectif est de permettre à l’enfant de retrouver une mobilité confortable et, lorsque son état le permet, de reprendre progressivement ses activités.
